mercredi, 2 décembre 2020|

4 visiteurs en ce moment

 

Livre : "Le Nouvel esprit du capitalisme"

Date de publication :
Mots clés :
  • Eve Chiapello
  • J’aime !
  • Luc Boltanski

  •   1

    Ce livre est né du trouble suscité par la coexistence d’une dégradation de la situation économique et sociale d’un nombre croissant de personnes et d’un capitalisme en pleine expansion.

    Pourquoi la critique du capitalisme, si vive dans les années soixante, se réduit-elle aujourd’hui à des invectives incapables de proposer des voies alternatives ? Les changements du capitalisme sont-ils inéluctables et si bénéfiques ? Pourquoi ce "désarroi idéologique" ? S’inspirant de la problématique de Max Weber, les auteurs montrent que de nouvelles valeurs, inspirant les discours du management, ont rendu tolérable et permis la réussite de ce nouveau capitalisme fondé sur l’initiative des salariés et l’autonomie de leur travail. Ce "nouvel esprit du capitalisme" a en particulier incorporé la "critique artiste" qui s’était épanouie en mai 1968 en revendiquant "une exigence de libération, d’autonomie et d’authenticité" que le capitalisme hiérarchisé et aliénant ne pouvait satisfaire.

    Cette somme qui brasse avec bonheur les apports des différentes sciences sociales s’adresse à un public averti. En montrant combien à chaque âge du capitalisme celui-ci a besoin d’une idéologie qui légitime ses pratiques, les auteurs en appellent à une relance de la critique pour limiter son expansion démesurée. —Gery Dumoulin

    L’Entreprise

    L’art de la récupération
    La situation sociale se dégrade, pourtant le capitalisme triomphe. Partant de ce constat, les auteurs s’interrogent : malgré ses tares, malgré les dégâts humains qu’il engendre, comment le capitalisme peut—il encore apparaître comme le seul système possible, voire souhaitable ? Sans doute grâce à sa capacité d’adaptation, de récupération et de communication. Le capitalisme a besoin de faire partager une idéologie, un " esprit " pour obtenir l’adhésion des personnels nécessaires à la production et à la marche des affaires. " Pour être mobilisateur ", précisent même les auteurs, cet esprit doit " incorporer une dimension morale. " Alors qu’il subissait une crise croissante d’adhésion à la fin des années 60, le capitalisme a su rebondir en récupérant une partie des thêmes de la contestation de Mai 68.

    En étudiant les discours du management des années 90, Luc Boltanski et Eve Chapiello montrent notamment comment ceux-ci ont intégré les thèmes de l’autonomie, de la créativité, du rejet de la hiérarchie, du refus de la planification, ou font l’éloge des petites structures en réseau... Résultat, la critique " artiste ", qui dénonçait l’alliance du capitalisme et de la bureaucratie, est muselée. Et la critique " sociale ", figée sur de vieux schémas de production hiérarchisée, devient inopérante. Malgré l’épaisseur du volume, le propos est passionnant. Et chacun peut y puiser quelques éléments de réflexion pour se réapproprier son existence. —Delphine Sauzay—

    Détails sur le produit

    * Broché : 843 pages
    * Editeur : Gallimard (26 octobre 1999)
    * Collection : NRF essais
    * Langue : Français
    * ISBN-10 : 2070749959
    * ISBN-13 : 978-2070749959


    Mon flux RSS Mon compte twitter Mon compte diaspora* Mon compte instagram Mon compte pinterest Mon compte linkedin Mon compte viadeo Mon blog pro

    1 Message

    • Livre : "Le Nouvel esprit du capitalisme" 23 février 2010 10:00, par Michel Jean Laveaud

      Si ce " "nouvel esprit du capitalisme" a en particulier incorporé la "critique artiste" qui s’était épanouie en mai 1968 en revendiquant "une exigence de libération, d’autonomie et d’authenticité" que le capitalisme hiérarchisé et aliénant ne pouvait satisfaire.", il reste une étrangeté , une absence dans les restes de 1968. Les a.j. (anciens jeunes) ex ou pas soixantehuitards, donnent peu ou pas "Droit de cité" pour l’expression collective des enfants et des jeunes, au sein des établissements d’enseignement et de formation, comme dans l’ensemble de la vie sociale. 1968, avait vu l’émergence des fanzines, de radios et autres médias d’ados, cette expression a remarquablement était balkanisée au point que dans les dynamiques territoriales, parfois déclarées avec " démocratie participative" les "juniors" sont invisibles et sans doute tous devenus mutiques face àl’héritage de société locale et globale. L’envers des vieux çons !

      Voir si un média expérimental en tous lieux comme " L’ESS K(s) " ( LAA -Arcure), une clé USB coopérative et solidaire ouvrira quelques portes pour changer d’air, d’aire et d’ère.
      Pour l’école (dans l’école et ses abords proches ou lointains (www.clemi.org , La semaine de la presse et des médias dans l’école, 22 au 27 mars avec comme lien (im)média(t, comme territoire de projet) www.ressources-solidaires.

      Solidairement.

      Voir en ligne : Les Ateliers d’Algebrista

      repondre message

    modération a priori

    Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ?
    Votre message

    Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

    Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

     
    A propos de Le blog de Guillaume
    Ma formation initiale est un parcours supérieur dans les sciences humaines et le travail social, car je place l’humain au centre de toutes mes réflexions et souhaits d’agir.Retour ligne automatique Intéressé par l’insertion professionnelle à l’origine, mon intérêt pour le 19ième siècle et l’émergence (...)
    En savoir plus »