samedi, 3 octobre 2020|

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Des compagnes de lit non invitées dans mon hôtel parisien... Des punaises !

Date de publication :
Mots clés :
  • Parasite
  • Punaise de lit

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    Il y a 3 semaines, j’ai passé 4 jours dans un hôtel parisien. J’étais en formation avec Campus pour ma fonction d’administrateur de la Mutuelle des Motards. Journées fatigantes à apprendre des théories et pratiques passionnantes, et soirées studieuses puisque je devais travailler pour Ressources Solidaires. Il faisait très chaud ces jours là et la fenêtre de ma chambre est ouverte dès mon arrivée dans la dite chambre.

    Les moustiques attaquent ?

    Et le soir pour travailler... Au bout de 2 jours, j’ai eu quelques boutons rouges qui apparaissaient sur les bras, et j’ai fait le rapprochement avec mon travail nocturne devant la fenêtre. Les moustiques ! Même si à Paris, ils ne sont pas légions en général [1]. Toutefois, ces boutons rouges ressemblaient à ceux des moustiques, ils grattaient un peu, sans plus. C’était le mercredi...
    Là dessus, se greffe un début d’allergie... Le petit poil au fond de la gorge couplé à un gros "rien dans le nez" est mon symptôme de déclenchement de la prise régulière d’un antihistaminique.

    Le vendredi, je partais sur Montpellier pour une commission de travail. Parti très tôt (6h00), je n’étais pas très frais, ni très réactif. Pour le président de la commission, cela fout mal. Mais j’ai tenté de faire avancer le schmilblick...

    Un bouton, deux boutons, trois boutons, plein de boutons !

    Samedi, c’était relâche et le dimanche, réunion du conseil d’administration. Entre vendredi et dimanche, mon corps s’était recouvert de boutons rouges, et cela grattait violemment ! Des boutons rouges, par trois, en ligne ou en arc de cercle [2] me recouvraient les bras, les pieds, le ventre, les genous et le dos. Et ça grattait ! Le lundi, je rentrais au bureau à Nantes. Je prévenais mes collègues dès mon arrivée en leur disant que ce n’était pas contagieux, mais qu’elles allaient me voir me gratter méchamment... Jusqu’à enlever mes chaussettes pour me soulager des plaques sur les pieds !
    Le lundi soir, je demandais à Agnès de me mettre de la crême au corticoïdes pour calmer la gratouille ! Elle a été surprise de l’ampleur des boutons, pourtant, côté soucis dermatologiques, nous avions eu qques expériences. La crême m’a soulagé un peu, mais dans la nuit, son effet s’est estompé. Et j’ai trouvé une parade... Que je vous expliquerai après... Que m’est il arrivé donc ? Des moustiques transgéniques ? Des orties OGéheMisées ? Une allergie alimentaire ? Non, point de tout cela, juste des PUNAISES DE LIT !

    Mon adversaire est identifié !

    Je vais régulièrement sur Paris, à l’hôtel, depuis environ 15 ans. Et vu mes budgets, en général, je ne descends pas dans des 3 ou 4 étoiles. Jamais, je n’ai eu de soucis d’hygiène. Du bruit, de la chaleur, des matelas qui grincent, des toilettes sur le palier, oui.
    Sauf que les punaises de lit ne sont pas (réellement) liées à l’hygiène. Ce sont des nuisibles, et donc, si on passait 1 heure par jour dans chaque chambre, elles partiraient. Mais quand même...

    Parlons de la bestiole !

    La punaise de lit est un petit insecte de couleur brune et qui s’avère très envahissant. Elle mesure de 4 à 8 millimètres et a une forme ovale assez plate. Vous pouvez la voir à l’oeil nu. La plus commune porte le nom scientifique de Cimex Lectularius mais elle est appelée par plusieurs noms.
    Elle ne se déplace pas très rapidement : vous avez donc la possibilité de la voir avant qu’elle ne s’enfuit. Elle évite par contre la lumière, elle se trouve donc plutôt la nuit.
    La punaise de lit s’attaque à l’être humain pour se nourrir : la piqûre de la punaise de lit n’est pas dangereuse mais est impressionnante !
    (Du site : la punaise de lit)

    Donc, en fait, la bestiole monte sur toi avec ses copines, te suce le sang et te laisse un magnifique bouton rouge urticant. Un peu comme le moustique, mais en BEAUCOUP plus nombreux !

    Dangereuses ou juste pénibles ?

    La punaise de lit n’est pas dangereuse, mis à part le fait de devenir timbré à cause de l’envie de se gratter... :-P

    Mais les professionnels (américains) de l’élimination des punaises racontent des personnes deviennent paranoïaques à cause du stress que la présence de ces bestioles provoque. Je les crois volontiers car au delà de la démangeaison et de l’aspect repoussant des boutons, il faut imaginer que, par exemple pour moi, j’ai eu environ 40 ou 50 punaises sur moi à me mordre. En même temps, en plusieurs heures, je ne sais pas, mais les adultes atteignent 5 mm, imaginez que vous m’observiez pendant mon sommeil, vous les auriez vu sur moi... Brrr... Image terrible !

    Elles se cachent dans les matelas, les recoins du sommier, et viennent dès que la lumière est éteinte (Elles détestent la lumière), attirées par le gaz carbonique et la chaleur de votre corps.

    De l’infestation à l’épidémie...

    Malgré son absence de danger réel, sa propagation rapide et internationale fait de la punaise de lit un sujet de préoccupation pour beaucoup de services de santé des gouvernements.

    Les punaises de lit sont réapparues il y a une quinzaine d’années, d’abord aux États-Unis et au Canada, puis en Australie. Maintenant, elles sont en train de recoloniser l’Europe en général et la France en particulier. Le Figaro du 15/05/12

    On en trouvait même en 1777 dans le Poitou ! Les services municipaux sont vigilants et comptent le nombre "d’attaques".

    A Paris, il reste difficile d’évaluer le phénomène. Pour le service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène (Smash) de la mairie de Paris, rien ne sert de céder à la psychose. Si le phénomène semble en forte augmentation depuis trois ou quatre ans, il ne représente encore qu’une petite partie des interventions dans la capitale. Pour enrayer la bestiole, on conseille surtout d’agir au plus tôt. Libération du 16/11/10

    Pour s’en débarasser, on peut passer par des professionnels dont les prix varient entre 150 et 400 euros environ. Ils utilisent des produits chimiques insecticides qui tuent adultes et oeufs.
    Il faut savoir que les punaises ont une odeur spécifiques et que leur meilleur traqueur est le chien !

    Les punaises de lit ont une odeur très identifiable pour ces canidés. Pour le moment, on ne trouve que trois chiens renifleurs sur notre territoire, tous trois dressés aux États-Unis avec des milliers d’heures d’entraînement. L’un travaille avec Pascal Delaunay, un autre est à Toulouse et le troisième à Paris. « Je fais trois à quatre interventions par semaine », raconte Julie Gaultier, sa propriétaire, qui a créé son entreprise (Dogscan) en juillet 2011. Le Figaro du 15/05/12

    Madrid a même édité un manuel pour les professionnels du tourisme, car l’invasion de punaises de lit était proche de l’épidémie !

    Comment s’en débarrasser ?

    Mais il semblerait que l’appel à des professionnels ne soit pas toujours nécessaire. 2 phases opérationnelles sont nécessaires :

    un ménage poussé et minutieux des pièces...

    La première étape passe par une lutte mécanique : nettoyage extrêmement minutieux des pièces de l’habitation, notamment les lits et tout ce qui se trouve autour, et lavage à chaud (60 °C au minimum) ou congélation durant trois jours du linge et des vêtements délicats. Le Figaro du 15/05/12

    ... et l’utilisation d’un insecticide puissant.

    Ce n’est qu’après cette étape qu’il faut désinsectiser chimiquement et à bon escient. « On voit en effet apparaître de plus en plus de résistance », avertit Pascal Delaunay, qui va prochainement participer à un groupe de travail sur les punaises de lit mis en place par le Centre national d’expertise sur les vecteurs (Cnev) rattaché aux ministères de la Santé et de l’Agriculture. Le Figaro du 15/05/12

    Un traitement individuel simple !

    Nota bene : bien entendu, je ne suis pas médecin, et toute complication ou élément différent de ce que je décris, nécessite la consultation d’un professionnel de santé.
    Les 2 premiers jours, j’ai tenté la (gentille) crême contre les boutons de moustiques. QUE DALLE ! A part 6 euros en moins dans le portefeuille, aucun autre résultat.

    La crême à la corticoïde m’a soulagé pendant 3 heures environ, sachant que visiblement, j’étais au top de l’éruption. Efficace donc, mais à court terme, et c’est quand même des corticoïdes, même en usage local.

    2 choses à faire :
    - Prendre un antihistaminique. C’est sur ordonnance, sauf si vous êtes déjà sujet aux allergies. Cela va retarder l’effet de démangeaison et calmer ce dernier (bof !)
    - Passer vos boutons avec du vinaigre blanc. Je l’ai fait 4 fois, à chaque fois que cela recommençait à gratter, hop, un lavage au vinaigre. J’utilise la même chose pour les boutons de moustiques, c’est efficace. Ca pique 2 secondes (et encore) et tranquille ensuite pendant plusieurs heures. Et au moins, c’est naturel.

    Je n’ai ni traces, ni restes, ni cicatrices.

    Conclusion : saloperie de bestioles !

    La punaise de lit fait partie de notre histoire. Elle a toujours existé et existera probablement toujours. C’est un nuisible de l’homme, bon, noté.
    Elle ne développe pas plus de conséquences que des boutons et une méchante allergie. Bon, ok, noté.

    Mais c’est une saloperie de bestiole qui fait rien qu’à nous embêter quand même... Quoi de plus énervant que l’envie de se gratter !?

    Et pourtant, on en mange régulièrement !

    Si ! Cimex lectularius, de son petit nom, est un composant souvent utilisé en homéopathie [3] dans le traitement de maux assez désagréables. Quelques exemples : maux de têtes, rhumatismes, ...

    Etonnant non ?

    A t elle un prédateur naturel à part le DDT ?

    Je rappelle à nos lecteurs que je suis bourré d’humour. Et que bien entendu, le DDT n’est pas naturel. D’ailleurs il a été interdit car trop dangereux !

    Le Dichlorodiphényltrichloroéthane de son petit nom, était le premier insecticide moderne, développé au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut utilisé avec beaucoup de succès aussi bien militairement que civilement dans la lutte contre les moustiques transmettant le paludisme, le typhus, ainsi que d’autres insectes vecteurs de maladies, et également comme insecticide agricole.

    Mais revenons à notre question...

    OOuuuuiiii !

    Elle a un prédateur naturel, la Scutigère véloce (S.Coleoptrata), aussi appelée le "mille pattes des maisons". C’est un arthropode myriapode originaire d’Europe qui s’est répandu dans le monde entier. Véloce car il court vite [4]. Cela lui permet de fuir à la vue de l’homme. Ce prédateur est capable de sauter d’un meuble ou d’effectuer des virages à 90 degrés vers une cachette propice.
    Inoffensif pour les humains, la scutigère véloce est un animal très utile car il débarrasse la maison de nombreux nuisibles pour l’homme, tels les moustiques, les punaises des lits, les fourmis, les termites, les blattes ou les poissons d’argent. Son installation dans une maison est le signe de la présence d’insectes, dont elle se nourrit.


    De nombreux sites existent. Vous les trouverez sur Google. Et si vous voulez en savoir plus sur notre nouvelle copine, j’ai nommé, la Scutigère véloce, voici un siteparticulièrement intéressant.


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    [1La pollution ?

    [2Typique de ce genre d’attaques !

    [3Ils sont fous ces homéopathes !

    [4Normal, quand on a mille pattes !


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