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Travailler dans l’économie sociale et solidaire, pas toujours un choix

Date de publication :
Mots clés :
  • Emploi
  • Matthieu Hély

  • De plus en plus de salariés de l’économie sociale et solidaire (ESS) travaillent dans le secteur par nécessité.

    Cette orthodontiste travaille dans une coopérative ESS (Célia Pernot)

    On les surnomme les « pourquoi pas ». Ces salariés de l’économie sociale et solidaire (ESS) ne sont pas là par conviction, mais plutôt par besoin. Un fait auquel on ne s’attend pas forcément, et qui contraste avec le sondage Avise-CESOD, publié le 5 mai 2014, selon lequel 75% des jeunes travaillant dans l’ESS affirment se sentir appartenir au secteur.

    « Les ‘pourquoi pas’ sont des gens comme les autres qui cherchent du boulot », analyse Guillaume Chocteau, délégué général de Ressources Solidaires, association spécialisée dans l’emploi et la sensibilisation à l’ESS. « Et comme la majorité des postes sont des métiers tout à fait classiques, ils se retrouvent face à une offre et la prennent. »

    Les « entreprises associatives »

    Cela s’explique notamment par une augmentation « d’entreprises associatives », dissociées de l’Etat, mais qui mettent en œuvre des politiques publiques, sans logique de bénévolat.

    « L’Etat et les collectivités territoriales considèrent désormais ces structures comme de véritables opérateurs privés de politiques publiques. Qu’il s’agisse de développer un service d’accès aux soins pour les populations précaires, ou d’assurer la mise en œuvre des activités péri-scolaires dans les écoles », explique Matthieu Hély, maître de conférence en sociologie à l’Université Paris X à Nanterre.

    Les « entreprises associatives » intègrent des salariés qui ne défendent pas forcément les valeurs de l’ESS. Ce qui implique des conséquences pour les salariés des associations qui réalisent alors les missions du public dans les conditions du privé, affectant l’esprit associatif et solidaire.

    Pas d’obligation sur les valeurs de l’ESS

    Mais pour Guillaume Chocteau, cela n’est pas gênant. « Le sentiment d’appartenance à l’ESS ne relève pas du salarié, il n’est pas obligé de se sentir impliqué dans la cause pour bien faire son travail », explique-t-il.

    « En revanche, sur certains postes à responsabilité, c’est utile d’avoir ces valeurs », poursuit le délégué général de Ressources Solidaires. Les spécialistes de l’emploi dans l’ESS estiment que les « pourquoi pas » sont majoritaires dans le secteur, mais aucun chiffre n’est venu le confirmer.

    Source : 20 minutes du 16/05/14 par Gautier Delhon-Bugard


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    A propos de Le blog de Guillaume
    Ma formation initiale est un parcours supérieur dans les sciences humaines et le travail social, car je place l’humain au centre de toutes mes réflexions et souhaits d’agir.Retour ligne automatique Intéressé par l’insertion professionnelle à l’origine, mon intérêt pour le 19ième siècle et l’émergence (...)
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