dimanche, 27 septembre 2020|

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Grève à France inter... Oui, d’accord, mais après ?

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Depuis la rentrée (lundi dernier quoi), je ne trouvais plus France Inter sur mes radios. Oui, à la maison, la radio est branchée sur France Inter. Et celle de ma moto aussi. Il n’y a que quand je ne suis pas là que les filles changent. Non pas qu’elles n’aiment pas cette station, mais c’est que le week end, à part de rares épisodes, les émissions sont moins accessibles.
Moi, je suis pour le service public, y compris dans les médias. France Télévision et Radio France doivent être développés pour apporter une grille différente, hétérogène et de qualité aux auditeurs qui ne veulent pas de la soupe commerciale. C’est toujours un peu compliqué, mais globalement, je me satisfais de France inter.
Certes, Jean Luc Hees est un tyran droitier, Valls est un idéologue traite, mais malgré tout, les émissions sont diversifiées et correspondent à ce que j’attends d’un média : informations, débats, qualité des intervenants [1] et musique et humour [2]. Bref.

Depuis lundi, point de France Inter... J’avais beau cherché sur les fréquences, rien, je tombais sur de la soupe musicale digne des stations FM que je hais. Avez vous déjà passé une journée à écouter "Cherry FM", "Alouette" ou "Nostalgie" ? C’est le même programme en boucle toutes les heures !

"Eh oh, la bande est finie !"
"Ah ? Bon, je vais la retourner et je file à ma belotte !"
(extrait d’une discussion [3] d’un studio de FM)

Et je n’exagère pas, c’est horripilant ! Sans compter les pubs incessantes et les émissions musicales sponsorisées par le saucisson X ou la voiture Z. Je ne parle même pas des animateurs qui doivent avoir le QI d’une huitre pour raconter autant de sornettes, et de rire de leurs bêtises. Bref, je n’aime pas la FM commerciale, aucune radio commerciale ne trouve grâce à mes yeux.

Et je n’irais bien entendu pas sur les grandes radios généralistes (SIC) comme Europe 1 ou RTL, qui sont à la neutralité politique ce qu’est Christine Boutin au progrès philosophique.

Je me suis posé la question hier d’un changement de fréquence de France Inter dans ma région. Alors, je suis allé sur le site [4] et là, j’ai compris !

Ma radio préférée est en grève ! Sauf qu’il n’y aucune explication sur le pourquoi du comment... Donc je tape sur Monsieur Gougle et je comprends... rien... Car les raisons du mouvement sont différentes selon les sources. Mais ce que je vois surtout, c’est l’exaspération des auditeurs devant le mutisme de leur radio préférée [5].

Télérama a tenté une explication et je pense que l’article est le meilleur qui soit sur le sujet.

Quelle est la raison de cette poussée de fièvre ? Est-ce « une modification de tableau de service », comme on a pu l’entendre sur l’antenne ces trois derniers jours, ou la suppression de quatre postes de techniciens à France Inter, comme l’assurent les grévistes ? Tout dépend du point de vue selon lequel on se place. Télérama du 09/01/13

D’un côté, la vision syndicale porte sur un redéploiement des effectifs conduisant à une diminution de ces derniers (stratégie connue en management) et de l’autre, la vision employeur porte sur un remaniement des effectifs suite au remaniement de la grille. Je ne m’aventurerai pas à porter un jugement sur telle ou telle vision. Je dirais juste que la méfiance syndicale serait plus enclin à trouver mes faveurs vu la ficelle utilisée. Mais bon, ce n’est qu’un parti pris.

Ceci dit, on peut s’interroger sur ce combat syndical. Un article du Point vient rappeler que France Inter n’a pas été le premier impacté par les coupes budgétaires du Gouvernement. Tant mieux d’ailleurs...

Radio France a été relativement bien protégée des efforts budgétaires exigés par la tutelle en 2013. Il n’a été demandé à Hees que 5 millions d’euros d’économies (contre 87 millions d’euros chez France Télévisions). L’été dernier, lors des arbitrages, Hees avait mis sa démission dans la balance pour sauvegarder tous les emplois. Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, lui a apporté un plein soutien face aux coups de ciseaux envisagés, à l’origine, par Jérôme Cahuzac, le ministre délégué au Budget. La sauvegarde de l’emploi passe nécessairement par des économies, dont Hees assume l’impopularité. Le Point du 10/01/13

et le journaliste de préciser en fin de paragraphe, non sans une pointe acide (je pense) :

Depuis septembre, tout le personnel de Radio France roule en seconde classe dans les trains, y compris la direction. Le Point du 10/01/13

"Les pauvres !" dirons nous...

Soit. Mais selon que je prends telle ou telle casquette, mes visions s’entrechoquent...
- Mon côté syndicaliste me dit qu’il ne doit pas y avoir de diminution d’effectifs dans l’entreprise et que les efforts doivent être plus équitablement répartis
- Mon côté citoyen me dit que le service public doit revenir rapidement pour apporter une autre voix, mais que la cessation d’émissions est peut être un peu excessive
- Mon côté auditeur me dit "au secours, revenez !"

Ma schizophrénie va bien merci...


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[1y compris contradictoires

[2même si ce dernier a régressé depuis les départs de Guillon et Porte, virés par Valls sur ordre de la Sarkozye Elyséenne

[3fictive

[4oui, certes, j’aurais pu y aller avant, mais j’ai un métier moi !

[5et aussi beaucoup sur la daube musicale qui passe !


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A propos de Le blog de Guillaume
Ma formation initiale est un parcours supérieur dans les sciences humaines et le travail social, car je place l’humain au centre de toutes mes réflexions et souhaits d’agir.Retour ligne automatique Intéressé par l’insertion professionnelle à l’origine, mon intérêt pour le 19ième siècle et l’émergence (...)
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